Ecrire design, une exigence économique

Oct 2nd, 2013 | Par | Catégorie Exigence économique, sociale, MàJ

Une exigence économique

Le charabia, l’alambiqué,  c’est argent et temps perdus. A quoi sert-il d’écrire compliqué ?

Des écrits design, cristallins, ce sont des économies. Moins de questions des lecteurs  à traiter,  moins d’erreurs de compréhension. Plus d’efficacité.
C’est une évidence dans les pays anglo-saxons.  Dans leurs documents pour le grand public, British Telecom, Général Electric, BP Mobil, Mondial Assistance, Swiss Life… appliquent des critères d’écriture et de lisibilité plain english. Les économies sont chiffrées.

La Commission européenne a un mot d’ordre : Rédiger clairement – Fight the Fog  Pour écrire avec clarté et être sûr que votre message finit dans le cerveau de vos lecteurs, pas dans leurs poubelles. 

Il faut réduire les coûts de lecture.
Ecrire design ? Une exigence de réduction des coûts de lecture !  

 

Illettrisme de la population

Les compétences en lecture de la population sont moins élevées qu’estimé. Selon l’OCDE, plus de 45% de la population des pays développés éprouve des difficultés à comprendre et à utiliser l’information écrite qui lui est communiquée.

Pourquoi donc, par exemple, produire, à destination du grand public, des textes, des brochures… qui – trop compliqués, et s’ils sont lus un jour – seront mal compris ?
Quel est le coût financier de cette écriture irréfléchie ?

Quel en est le coût social ? Par exemple dans le domaine de la santé et de la prévention.
Produire des documents clairs est une exigence économique mais aussi sociale : le travailleur, le citoyen ne sont-ils pas en droit d’exiger de comprendre, en une lecture, les documents qui leur sont adressés ?

Ecrire design – clarté et simplicité dans l’écrit utilitaire – est une exigence économique et sociale.

Voilà  une idée que boileau veut banaliser.

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photo : © eb

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2 commentaires to “Ecrire design, une exigence économique”

  1. Francis Baudoux dit :

    Soyons précis plutôt qu’ironique : Le volapük (avec un tréma sur le u) est un langage ayant les mêmes prétentions que l’espéranto, pas le genre de sabir que Boileau veut nous éviter d’écrire.

  2. eb dit :

    Je reste ironique à lire l’histoire de l’échec du Volapük, mais j’ai tort d’ironiser sur les échecs des tentatives bienveillantes : je suis en position de connaître le même sort.

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